Bukavu : 50 femmes et filles renforcées sur la SDSR et la prévention des VBG

VDA-RDC renforce les capacités de 50 femmes et filles de la commune d’Ibanda sur la Santé et les Droits Sexuels et Reproductifs ainsi que la prévention des Violences Basées sur le Genre.
L’organisation VDA-RDC a organisé un atelier de renforcement des capacités de 50 femmes et filles sur la Santé et les Droits Sexuels et Reproductifs (SDSR) et la prévention des Violences Basées sur le Genre (VBG).

L’activité s’est tenue dans la salle de l’hôtel Ruzizi, à Nguba, commune d’Ibanda, à Bukavu.
Cette formation vise notamment à permettre aux participantes de mieux connaître leurs droits, leurs devoirs et les mécanismes de prévention et de dénonciation des violences basées sur le genre.

Au cours de la formation, la formatrice Gift Shukuru a insisté sur l’importance de l’autonomisation des femmes, notamment sur le plan économique. Elle a encouragé les participantes à développer de petites activités génératrices de revenus afin de renforcer leur indépendance financière.
Selon elle, l’autonomie économique peut contribuer à réduire la vulnérabilité des femmes face aux violences domestiques.

« Les femmes doivent connaître leurs droits et leurs devoirs afin de pouvoir mieux les défendre », a-t-elle souligné.

De son côté, Léa Mitima Ntakwija, coordinatrice de VDA-RDC, estime que le choix de renforcer les femmes dans chaque commune peut contribuer à produire un changement positif au sein des communautés.
Elle explique que les femmes formées sont appelées à devenir des relais de sensibilisation auprès de leurs communautés respectives.
Pour la coordinatrice de VDA-RDC, les premiers retours enregistrés depuis le début des activités de sensibilisation sont encourageants. Les messages de feedback positif reçus témoignent, selon elle, de l’impact des sensibilisations menées par les personnes déjà formées.

Elle appelle ainsi les femmes à faire davantage valoir leurs droits, particulièrement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

« Lorsqu’une femme est informée de ses droits, elle doit être capable de les réclamer et de défendre le principe d’égalité entre l’homme et la femme »,
a-t-elle indiqué.

Parmi les participantes, Binja Biluge, de l’organisation Women for Women, a salué l’initiative de VDA-RDC. Elle reconnaît que plusieurs participantes étaient auparavant dans l’ignorance de certains de leurs droits, mais que la formation leur a permis de mieux les connaître.
Elle s’engage, avec les autres participantes, à partager ces connaissances avec d’autres femmes et filles, notamment celles qui sont encore victimes de violences.

Elle encourage également les victimes à dénoncer les cas de VBG et à saisir les mécanismes appropriés afin que les auteurs soient traduits devant la justice.

« Nul n’est au-dessus de la loi. VDA-RDC nous aide à nous éveiller et nous appelle à mettre fin aux violences », a-t-elle déclaré.

La formation s’est clôturée par la signature d’un acte d’engagement par les participantes. À travers cet engagement, elles se sont engagées à sensibiliser leurs communautés, à soutenir et orienter les victimes de violences, à les encourager à dénoncer les cas de VBG et à promouvoir le respect des droits des femmes et des filles.
Pour VDA-RDC, cette implication communautaire des femmes constitue un levier important pour prévenir les violences basées sur le genre et favoriser une société plus égalitaire et respectueuse des droits humains.

Communication VDA-RDC

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VBG

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